Construction de la nouvelle école communale de Namoussart

Absence officielle d’Ecolo à l’inauguration du chantier

Ce vendredi 28 octobre avait lieu l’inauguration du chantier de la future école communale de Namoussart. Comment et pourquoi Ecolo, qui a participé si activement à la réussite de ce projet, a pris de telles distances par rapport à cet événement ? Réponse dans le communiqué de presse ci-après...Pour Ecolo, une chose est certaine : la campagne électorale ne doit pas empiéter sur les projets communaux !

Publié le vendredi 28 octobre 2011
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Ce vendredi 28 octobre avait lieu l’inauguration du chantier de la future école communale de Namoussart. Comment et pourquoi Ecolo, qui a participé si activement à la réussite de ce projet, a pris de telles distances par rapport à cet événement ? A l’occasion de l’inauguration du chantier de la future école de Namoussart, Ecolo entend rappeler que la campagne électorale ne doit pas empiéter sur la réussite des projets communaux. Certaines manoeuvres discourtoises de ses partenaires de majorité laissent craindre l’inverse. Plus grave : dans la précipitation électoraliste, on serait à deux doigts de laisser tomber la dimension passive du projet de construction. Quelle perte financière sèche pour la communauté, et surtout quel manque de vision sur l’avenir ! C’est pourquoi Ecolo a voulu donner un signal fort, en prenant ses distances par rapport à des initiatives prises plus dans un souci d’intérêts personnels que d’intérêt public. Au-delà de cette prise de position vigoureuse, Ecolo tient néanmoins à rappeler son attachement aux engagements de majorité et sa loyauté envers ses partenaires. Pour Ecolo, il s’agit simplement de poursuivre le travail jusqu’au bout, dans le même esprit constructif et serein qu’au début.

Suite à une certaine impatience de ses co-équipiers en majorité communale concernant le dossier de construction d’une nouvelle école à Namoussart, le groupe Ecolo de Neufchâteau se doit de réagir. Pour rappel, c’est grâce au travail des mandataires Ecolo Olivier Jadoul, échevin de l’enseignement, et Cécile Thibaut, sénatrice luxembourgeoise, que des subventions conséquentes ont pu être dégagées à la Communauté française pour ce projet.
Parallèlement à ces démarches, une réflexion sur la possibilité de développer un projet passif s’est mise en forme. Cette réflexion n’a pas pénalisé le démarrage du chantier, puisque, décidée sur fonds propres et avec les moyens humains du service des travaux communal, une première phase du chantier a d’ores et déjà été mise en route : il s’agit de la construction des fondations et de la dalle de rez devant recevoir le futur bâtiment. A l’inverse, cette phase déjà entamée ne pénalise en rien non plus la réalisation d’une construction passive : il s’agit simplement de venir poser sur la base ainsi constituée une structure répondant aux normes du passif.
Tout reste donc possible, d’autant plus qu’une étude effectuée par un bureau spécialisé dans le passif confirme que les mesures à prendre pour atteindre c es normes sont tout à fait réalisables dans le projet envisagé. Les économies d’énergie à la clé ne sont pas négligeables : de l’ordre de 175 000 euros de combustible sur une période de 15 ans. A cela s’ajouterait une enveloppe maximisée de 100 000 euros allouée par la Communauté française pour une réalisation en passif. Mettez dans la balance les 150 000 euros de coûts supplémentaires envisagés pour les modifications à apporter au projet initial : on voit qu’il n’y a pas photo...
Comment expliquer dès lors que le groupe Ecolo craigne une certaine timidité de ses partenaires de majorité pour avancer dans ce sens ? C’est que la perspective des élections communales de l’année prochaine semble inciter à précipiter les choses. C’est vrai que l’aboutissement du projet en passif nécessiterait quelque trois mois supplémentaires de mise en place : il y a des analyses à peaufiner, des plans et cahiers de charges à revoir. Pour Ecolo, le jeu en vaut la chandelle.
Reste à espérer que ses co-équipiers en majorité communale seront également sensibles au bon sens et n’opteront pas pour une solution de facilité à courte vue, dans l’intérêt, certes, de leurs visées électorales, mais au détriment des finances communales.

Pose de la première pierre à Namoussart : mais où est passé l’échevin de l’enseignement ?

On le sait, un coup de gueule n’est pas coutume chez Ecolo. Mais cette fois-ci, trop c’est trop. Est-ce la perspective des élections prochaines qui fait perdre à certains le sens du respect de leurs partenaires ? Certaines couleuvres, en tout cas, se révèlent de plus en plus amères à avaler.
Les choses commencent avec un premier tract, distribué en mai-juin dernier par la majorité en réponse à d’autres envois distribués à l’époque par l’opposition. Ces diverses publications concernent déjà le projet de construction de l’école de Namoussart. Le hic de ce tract d’initiative "collégiale", c’est qu’il est conçu, rédigé et mis en page sans concertation aucune avec l’échevin Ecolo de l’enseignement, Olivier Jadoul. Un peu fort de café, on l’admettra, quand on sait que ce-dernier détient non seulement les prérogatives sur l’enseignement, mais est surtout le protagoniste principal de l’obtention des subsides. Comme geste de reconnaissance, on peut faire mieux !
Les choses auraient pu en rester là, si ce n’est que rentré en ce début de semaine d’un voyage à l’étranger, le même échevin apprend qu’une inauguration du chantier a été programmée en son absence (à une date qui ne lui convient pas). Un tract, signé conjointement par le bourgmestre et l’échevin des travaux, est distribué à cet effet, mentionnant par ailleurs la "dimension pédagogique" du projet, avec implication des élèves dans l’approche du chantier (idée proposée à l’époque par l’échevin de l’enseignement) : on voudrait s’offrir une publicité électorale à bon compte et aux dépens d’autrui qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Cette mise à mal de l’esprit d’équipe inquiète fortement le groupe Ecolo, pour qui il ne faudrait pas que des visées électoralistes viennent saboter le travail réalisé jusqu’à présent. Déjà une certaine précipitation pourrait faire craindre que le projet d’école passive se trouve sacrifié. Et aujourd’hui, une accumulation d’erreurs de savoir-vivre achève de semer des doutes quant au respect des engagements pris les uns envers les autres.
Par son absence officielle au moment de pose de la première pierre de la future école, dont il soutient par ailleurs fermement le projet, le groupe Ecolo entend agiter une sonnette d’alarme et rappeler à ses partenaires qu’il y a une équipe, et que les desseins électoralistes des uns et des autres ne doivent pas empiéter sur la réussite du projet en cours.